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Nouvel article

samedi 7 février 2009, par Sud Santé 29

Concarneau Hôpital. Le comité de défense appréhende la loi Bachelot

7 février 2009

À l’initiative du comité de défense de l’hôpital, une information publique était organisée jeudi soir sur le projet de loi Bachelot, qui doit notamment réorganiser le système de santé sur le territoire.

Les organisateurs ont apporté une information et mis en garde le public, une cinquantaine de personnes, dont le député Gilbert Le Bris, sur les effets de cette loi dont le vote pourrait intervenir la semaine prochaine.

À la demande des hospitaliers

Le comité de défense, qui a vu le jour au moment de la suppression des urgences de nuit à Concarneau, considère que ce texte de loi, qu’il présente comme une reprise du contenu du rapport Larcher, risque, à terme, de condamner l’hôpital public. Ce sont les hospitaliers qui ont alerté le comité de défense. Ils sont inquiets car ils pensent que la population ne mesure pas l’étendue de ce projet de loi.

Un avenir assez sombre

Pour expliquer point par point les changements qu’entraînerait cette loi, Jean-Paul Sénéchal, membre du comité et délégué de Sud-Santé avait préparé un diaporama explicatif. Pour le comité de défense, la loi Bachelot promet un véritable chamboulement des organisations du système de santé sur le territoire, notamment dans le mode de gouvernance. Le texte demande aux hôpitaux de générer des gains de productivité ce qui désavantage l’hôpital public, en charge de pathologies lourdes. « La déshumanisation des hôpitaux est en marche et va en faire des machines à soins ». Un autre point noir est le problème de l’organisation car l’agence régionale de santé qui doit succéder à l’agence régionale d’hospitalisation aura tout pouvoir sur l’ensemble des hôpitaux de la région. Elle procédera à la nomination des directeurs tant dans le secteur privé que public. Les conseils d’administration seront remplacés par des conseils de surveillance, purement consultatifs, les chefs d’établissement auront tout pouvoir. « Quelle sera alors la place du privé qui représente un énorme marché ? », s’interroge l’un des intervenants. Pour le comité de défense de l’hôpital de Concarneau, toutes ces informations ou interrogations mènent à 2012 avec la convergence du privé et du public.

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