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Conditions de travail : défendre nos droits
jeudi 19 novembre 2009, par
Pharmacie
Les représentants Sud Santé au CHS-CT sont intervenus lors du dernier Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail pour dénoncer une situation très difficile pour les personnels de pharmacie exposés à cause de protections vacillan-tes (c’est le moins qu’on puisse dire) lorsqu’ils travaillent autour de la bulle, à ma-nipuler des produits extrêmement nocifs. Plusieurs agents se plaignaient depuis quelques temps de maux de tête, d’odeurs incommodantes et d’émanations d’acide.
Il est du rôle des représentants du personnel au CHS-CT d’intervenir pour faire remonter de telles situations potentiellement dangereuses pour les personnels concernés. Nous avons également évoqué et dénoncé lors de ce CHS-CT l’attitude de la hiérarchie qui n’a pas été compatissante. Il n’est pas normal de recevoir des remontrances parce que l’on cherche à protéger sa santé dans le cadre du travail. Sud va suivre ce dossier de près pour s’assurer que toutes les précautions sont dé-sormais prises pour qu’il n’y ait pas de contact entre les personnels et les produits dangereux. Le personnel doit être entendu lorsqu’il a des doléances à soumettre.

N’hésitez pas à contacter les représentants Sud au CHS-CT, en cas de situation dangereuse au travail. Nous viendrons sur place cons-tater la situation et nous nous engageons à faire remonter à la di-rection immédiatement nos remarques et à vérifier qu’elles sont prises en considération.
Médecine post-urgences (MPU)
La Médecine Post Urgence vient à peine d’ouvrir que déjà de nombreuses diffi-cultés se font jour pour les personnels. Les représentants Sud au CHS-CT, ont po-sé la question des conditions de travail dans la MPU à l’ordre du jour du CHS-CT . Les deux services sont situés dans deux ailes différentes du H de l’hôpital, au cin-quième étage. Sud a soulevé deux difficultés importantes :
la rotation des ASH, AS et IDE entre le service de MPU et le service de méde-cine interne. C’est très difficile de se retrouver dans une telle organisation du tra-vail. Les agents ne savent pas à l’avance dans quel service ils travailleront et ne peuvent pas suivre les patients.
le manque de personnel face à une rotation permanente des patients (jusqu’à 10 départs par jour sans que les agents soient au courant de qui s’en va). En peu de temps, les collègues sont épuisés. Les 24 lits théoriques sont en permanence 26. Il avait été promis des renforts en personnel en cas de suractivité mais en ré-alité, il y a suroccupation permanente sans effectifs supplémentaires ?
Les représentants Sud ont demandé à ce que les IDE reviennent à l’organisation du travail qu’elles avaient avant l’ouverture de la MPU. Il faut aussi renforcer l’équipe de nuit. Et surtout abandonner la rotation des agents : il ne faudrait pas que cela devienne une mode ; agents et patients auraient tous à en souffrir.
Hygiaphones ???
Dans le cadre de la préparation d’une possible pandémie, nous venons d’envoyer au directeur une demande de mise en place de protections pour les postes en contact avec le public. Cette mesure a été prise en compte dans différents hôpitaux pour des raisons d’hygiène évidentes. Comme toutes les précautions à prendre, il faut absolument le faire en concertation avec les principaux intéressés, à savoir les personnels qui travaillent derrière des banques d’accueil, dans les services ou les secrétariats. Nos collègues Sud du CHU de Rennes sont passés jeudi dernier dans tous les lieux de travail pour installer bénévolement des vitres en plexiglas comme hygiaphones. Ils demandaient une mesure de protection pour tous les postes de travail recevant des usagers, notamment les zones d’accueil et de renseignement, les bureaux de consultations externes, … Devant l’absence de réponse de la direction, ils s’en sont chargé tous seuls comme des grands.
