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Manifestation contre l’ordre infirmier dans le Finistère le 29 septembre
samedi 3 octobre 2009, par
300 à 400 manifestants à Quimper. 150 à 200 à Brest. 150 à Morlaix. Bon début de mobilisation avec grande motivation des présents.
Quelques difficultés relationnelles avec la CFDT qui a cherché à chapeauter le tout et assume par ailleurs avoir des militants élus au conseil départemental de l’ordre.

Bonne présence des kinés en lutte depuis 3 ans à Quimper. Souhait de nombreux IDE de lier lutte contre l’ordre et la revalorisation statutaire (refus massif du passage en catégorie A sous conditions et évocation du refus d’encadrement des futurs stages infirmiers par de nombreux manifestants).
Compte rendu du Télégramme de la manifestation de Quimper :
QUIMPER VILLE Ordres. Environ 300 infirmiers et kinés dans la rue 30 septembre 2009 - Réagissez à cet article
Ordres. Environ 300 infirmiers et kinés dans la rue.
La délégation intersyndicale a indiqué avoir déposé « environ 900 dossiers d’inscription non remplis à l’ordre infirmier » hier après-midi à la préfecture. D’autres ont été brûlés devant la préfecture
Environ 300 infirmiers et kinés cornouaillais ont manifesté leur opposition aux ordres professionnels, hier après-midi, devant la préfecture de Quimper puis lors d’un bref défilé sur les quais de l’Odet.
L’intersyndicale CFDT-CGT-SUD-FO, à l’origine de cette nouvelle mobilisation, a réaffirmé hier, « son refus d’une structure ordinale dont l’adhésion et la cotisation (75€) seraient obligatoires pour exercer la profession ». Une délégation a symboliquement remis, en milieu d’après-midi, en préfecture, environ 900dossiers d’inscription, non remplis, à l’ordre national infirmier. Les infirmiers devaient s’inscrire à cet ordre, jugé « anachronique », « illégitime », « non représentatif », au plus tard aujourd’hui. Selon Hervé Le Bourhis (CFDT), qui a démissionné de l’ordre infirmier du Finistère, « après y avoir siégé par entrisme pour l’empêcher de fonctionner », insiste-t-il, les élections à l’ordre ont mobilisé 6,5% des 8.000 à 9.000 infirmiers salariés et libéraux du département, dont environ 6.500 travaillent dans des hôpitaux et structures publics. « La participation a plafonné à 13% au niveau national, les ordres départementaux et national n’ont donc aucune crédibilité. Les infirmiers n’ont pas besoin de ces outils de contrôle, d’autant que dans le public il existe déjà, par exemple, des commissions d’aptitude professionnelle », décrit le cédétiste.
« Des machines à faire taire »
« Nous demandons l’abrogation pure et simple de tous les ordres professionnels, qui se révèlent des machines à faire taire les moindres oppositions, à porter les intérêts privés », a réitéré hier Jean-Paul Sénéchal (Sud Santé). « Il est tout aussi inconcevable que les collègues soient obligés de payer pour travailler », a complété le syndicaliste. Les syndicats n’excluent pas des « recours contre le questionnaire type fichage contenu dans le dossier d’inscription », « contre les conditions dans lesquelles les élections se sont déroulées, sans quorum atteint au 1ertour ». Quant aux kinés, « sept recours contre les ordres nous ont été favorables en France, mais la situation reste toujours aussi confuse », regrettait hier une professionnelle.
